Après nous être presque perdus en forêt quelque part entre Fréland et Chamont, David et moi arrivâmes à destination grâce au dévouement de Belle-Maman. A savoir : la demeure de Messire DuVernois, qui fut le siège ce weekend d'une horde d'individus étranges célébrant un mariage quelque peu hors normes, à grands renforts de bière, cidre, chouchen et vin blanc, le tout agrémenté de musique irlandaise endiablée jouée par des amateurs pas si amateurs que ça.
Les derniers préparatifs achevés, les toilettes rudimentaires élaborées par ces messieurs et peints par Lucie exposées aux nouveaux arrivants (démonstration by Donatien), et voilà que débuta la cérémonie ; à noter que la seule gourde à renverser sur son pantalon cette horrible mixture laiteuse destinée à marquer notre consentement à l'union, ce fut moi. L'épée phallique de Doryan rangée dans son fourreau unit alors les deux moitiés, Caroline et François ; le maître de cérémonie alluma ensuite le brasier, qui s'élança avec fougue vers les cieux et éclaira nos actes toute la nuit durant... Place alors aux festivités.
Réjouissances auxquelles j'ai malheureusement très peu profité étant donné mon état de fatigue avancé, qui ne s'arrangea d'ailleurs guère après quelques verres. Je fis tout de même un apprentissage très rudimentaire de la valse grâce à Julien et fus même entraînée de force dans un cercle circassien (merci Dodo), qui se solda par un joyeux méli-mélo ; je n'étais pas la seule novice, selon toutes apparences... ^^
Le buffet s'acheva rapidement et déclencha d'étranges réaction chez certains invités ; par exemple chez Sofiane, qui fit une déclaration d'amour à la salade de riz que nous avions apportée... Puis quelques toasts, danses et verres, et un épisode fort romantique dans le verger illuminé par les lanternes plus tard, la pluie nous surprit et nous contraignit à nous retrancher dans la maison vide. La soirée s'essouffla alors doucement, tandis que le feu s'éteignait progressivement et que la fatigue (et l'alcool, pour la plupart) montait en nous...
Ce fut pour beaucoup le signal du plantage des tentes et l'arrivée du sommeil, malgré la résistance de quelques irréductibles fêtards continuant à jouer de leurs instruments, au grand dam de ceux qui souhaitaient dormir (la demeure n'était pas particulièrement bien isolée ^^). Le débarquement d'un Quentin en quête de cigarettes dans la chambre alors que je m'attendais au retour d'une toute autre personne, ressortie régler un léger différend dehors, ne m'aida d'ailleurs pas à trouver le sommeil...
En bref une soirée fortement chargée en émotions,
qui me permit enfin de découvrir cette maison devenue presque mythique...
Un seul regret ; de n'avoir pas rencontré Shelob!
Je t'aime.